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GÉOMÉTRIE DE L’ÉCRITURE

Je tenterai, peut-être illusoirement

Mais du moins avec ferveur

De témoigner

De l’instant de la naissance, de la création.

D’en laisser quelques traces

De te faire partager

Le fondu-enchainé de ces nuances de la vie intérieure, spirituelle

Qui donnent à la surface du papier

Cette géométrie plane de la discursivité

Ce miracle d’un relief inexploré.

Alain Masson

L’Alphabet des commencements NVA Éditions

LES MATHÉMATIQUES DE LA JOIE (extraits choisis)

La respiration des mots, des images, des formes, a longtemps été l’unique préoccupation des hommes de sciences…

Les mots qui respirent font respirer celui qui les prononce.

Respiration bien particulière, celle qui unit le monde des idées vivantes avec le monde des formes.

Cette respiration produit une joie.

Une joie increvable, chevillée à l’âme…

La science de la respiration des formes, c’est une science de la joie.

La joie ne s’achète pas.

La joie est le résultat nécessaire d’une respiration juste entre deux espace-temps.

L’instant délicieux, celui qui comble tous les manques est le résultat nécessaire de l’acte juste.

Les mathématiques de la joie calculent la respiration juste.

La pensée dont nous parlons, c’est l’effet de conscience qui se produit naturellement quand l’inspir et l’expir entrent en orgasme harmonieux.

Selon cette définition, qui constitue l’axiome numéro un des mathématiques de la joie, la pensée n’est pas constituée par des mots collés les uns aux autres.

La pensée est un effet de conscience.

Axiome numéro deux. La conscience est une action d’ordre physique. Elle se mesure à la capacité de mettre au monde ce qui est virtuel. Le niveau de conscience mesure la capacité d’incarnation de l’idée vivante.

Lorsque nous parlons d’une matière prenant conscience d’elle-même, nous n’évoquons pas l’idée romantique d’une matière personnifiée ayant des états d’âme. Il s’agit de la capacité d’une structure formelle à être pénétrée par une idée vivante. Si l’idée vivante pénètre la structure formelle, elle s’incarne. Elle modifie les propriétés physiques de la matière qui s’éveille.

Axiome numéro trois : le mathématicien de la joie, le Sujet actif de toutes les respirations, celui qui prend les initiatives et qui a le pouvoir de contrôle, c’est l’idée vivante. L’être humain cherche à devenir collaborateur conscient de l’idée vivante.

Toute respiration est conférée par le Sujet. Plus exactement, le Sujet choisit, pour s’incarner en tant que souffle, donc en tant que respiration, le contenant auquel il peut avoir accès par le moyen de l’acte de conscience. Un contenant ne peut accéder à la respiration que par l’intermédiaire d’un acte de conscience.

Les actes de conscience ne sont pas personnels.

Les actes de conscience des uns ouvrent la respiration des autres.

Il y a des niveaux de conscience. Les premiers niveaux sont créateurs de respirations.

BALLE

INTRODUCTION

NOMBRES

ÉPIS

CHAPITRE I

ROSEAU

ÉPIS

CHAPITRE II

MIROIR

ÉPIS

CHAPITRE III

ONDE

ÉPIS

CHAPITRE IV

CERCLE

ÉPIS

CHAPITRE V

POINT

ÉPIS

CHAPITRE VI

AXE

ÉPIS

CHAPITRE VII

GENRE