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«La géométrie était avant la création des choses, éternelle comme le Divin Esprit; bien plus, elle est Dieu, et c’est elle qui lui a donné les clefs pour la création du monde.»

Johannes Kepler, Harmonices Mundi, 1619

À ceux qui se donneront la peine de VÉRIFIER ce que je propose, je garantis un enrichissement non négligeable sur les trois plans suivants :

– SUR LE PLAN DE L’HERMÉNEUTIQUE : (l’art d’interpréter les symboles) : cet espace a pour objectif d’être une introduction à cette discipline, à cette fin, il contient un ensemble de réflexions quant aux fonctions du symbole dans le langage.

– SUR LE PLAN DES MATHÉMATIQUES ÉLÉMENTAIRES : vous y trouverez l’art et la manière de réaliser sans calcul n’importe quel ordre de carrés magiques. Les trois méthodes enseignées reposent uniquement sur des observations géométriques, elles conduisent à savoir dessiner des motifs à même de fasciner toute personne sensible à l’Art.

– SUR LE PLAN DE LA JONGLERIE : le premier plan se nourrit du second et inversement, lorsque l’un finira par faire face à l’autre, le secret de mon habit de lumière n’en sera plus un.

BATELAGE

Bateleur : à mon sens ce terme désigne un être proposant un amusement sur la recherche de discernement quant à ce qui distingue : le beau du laid, le vrai du faux, le bien du mal.

« Amusement » parce qu’en son sens profane, un bateleur n’est avant tout qu’un saltimbanque. Aussi veuillez ne pas vous laissez bluffer par la présence de chiffres et d’allusions à la philosophie, l’ensemble des observations proposées n’est à ces domaines que ce que l’oeuvre du carreleur est à celle de l’architecte.

« Discernement » parce qu’en son sens biblique le terme évoque une personne chargée de battre les épis de blé pour les séparer d’une fine pellicule de peau, la balle. Conformément à l’action de cet office sur la matière, j’ai espoir que mon livre puisse vous apporter quelque éclairage quand à l’Esprit de la Lettre.

DÉFINITION DE

L’AIRE

Surface plane et unie sur laquelle on battait le blé…

Surface plane de rocher où les grands oiseaux de proie font leur nid, et, par extension, le nid lui-même…

Espace assigné à une activité…

« L’homme parle donc, mais c’est parce que le symbole l’a fait homme. »

Jacques Lacan

La justesse d’un témoignage est induite par la concordance des témoins, ce principe est la pierre angulaire sur laquelle repose la démarche symbolique (1).

User de géométrie pour définir l’arithmétique d’un carré magique relève de « l’herméneutique » (2).

Comme l’indique sa composition, ce terme renvoie au symbolisme d’Hermès et à l’étude de l’art qui lui est attribué (La transcription des paroles sacrées(3))

Ci-dessous quelques éléments symboliques ayant trait au Saint-patron de cette discipline.

(1) Scinder un objet puis réunir ce qui a été scindé pour recréer un lien est un procédé qui dans la Grèce antique donna son sens premier au mot symbole.

(2) « Appelons Herméneutique l’ensemble de connaissances qui permettent de faire parler les signes et de découvrir leur sens. » (Foucault).

(3) Alphabet : Système de signes graphiques servant à la retranscription de sons (consonnes, voyelles) d’une langue ; série des lettres, rangées dans un ordre traditionnel.

Apollon en tant que Fils légitime de Zeus s’autoproclame avec légitimité comme Héraut (messager) de son père. Hermès est un demi-Dieu parce que fils de Zeus et de la pléiade Maïa, au moyen de cette naissance, il ne saurait prétendre partager l’apanage de son demi-frère.

Et pourtant le récit d’Homère nous dit qu’à peine né Hermès dérobe les boeufs d’Apollon… Qu’il crée une lyre dans une carapace de tortue trouvée sur le chemin du retour. La création de cette lyre conduit à la description d’un double Aval (celui du père et du Fils). Pour ce qui est du lien avec le Fils, lorsque Apollon le retrouve, il est séduit par l’instrument, Hermès offre sa lyre à Apollon et Apollon lui accorde sa houlette d’or. De par ces faits, la musique d’Apollon est liée à Hermès tout comme la parole d’Hermès l’est à celle d’Apollon.

Inventée par Hermès, la lyre symbolise l’inspiration poétique et musicale, non pas tant l’inspiration créatrice dont bénéficie une élite d’artistes ou de chercheurs, que le souffle spirituel, le Logos, qui anime tous les êtres de la nature, êtres humains y compris.

Poétique est à prendre au sens originel, du grec poiêtikos « qui a la vertu de faire », dérivé de poiein « faire » (en parlants d’objets, de constructions), d’où « fabriquer, produire », « agir » et « causer , provoquer ». L’inspiration, c’est à dire l’action du Logos, est donc concrète. Le Logos donne forme, façonne. Son action n’est ni unique : il crée de multiples formes, ni définitive : elles se transforment, elles évoluent. Il forme, transforme, mais aussi informe.

Le préfixe in indique le mouvement dans l’espace et le temps. Le Logos est souffle, donc mouvement. La vie est mouvement. Il informe la matière, il la fait vivante. Le mouvement obéit à un rythme, il est ordonné car le rythme est mesure et tout écart de mesure indique un changement de rythme : une transformation qui laisse une trace sur la matière vivante : elle est informée. La trace est mémoire : le vivant s’informe. Avec la mémoire, il apprend et accède à l’intelligence des rythmes. D’où la qualité musicale du Logos.

La musique est l’art des Muses (gr. Mousikê tekhnê). Moussa, de la racine men « penser », signifie « science, art », « chant ; parole persuasive ».

Les Muses, déesses des champs et des montagnes, avaient fait don aux hommes de l’inspiration poétique, leur apportant ainsi la connaissance. Elles étaient filles de Zeus et de Mnémosynê, déesse de la mémoire, ou selon d’autres interprétations, d’harmonia, déesse de l’ordre (établi par Zeus).

Le don des Muses est sans prix, il confère aux hommes la capacité de créer, leur apportant de fait la possibilité d’égaler les dieux. La musique est « art de combiner les sons » et toute combinaison suppose un arrangement (gr.harmonia) un ordre dans l’espace : une structure, comme dans le temps : un rythme, mot « dérivé de rhein « couler » et rhuthmos aurait, d’après Benveniste, d’abord le sens de « forme », assumé par ce qui est mouvant, fluide, modifiable » (DHLF).

Les Muses étaient conduites par Apollôn (mousêgetês) qui a pour attribut l’arc du ciel, soit l’arc-en-ciel dont les sept couleurs qu’on lui prête sont assimilées aux sept corps, plus précisément aux sept couches lumineuses du corps. Il faut souligner ici que le mot grec pour arc-en-ciel, iris, désigne également le halo ou cercle vaporeux autour d’un corps lumineux, la partie colorée de l’œil, ainsi que la fleur du même nom, et que la déesse Iris, personnifiant l’arc en ciel, était l’homologue féminin d’Hermès : elle était messagère des dieux et conduisait les âmes aux Enfers.

HERMÈS, Lumière des hommes, Hubert DUFRESNE, le Mercure Dauphinois, p70 et 71

LA LIVRÉE

D’HERMÈS

Les pages sur fond clair constituent un précis consacré aux carrés magiques.

Les pages sur fond foncé présentent des informations complémentaires.

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